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24 - Famille : Protestante - 0000-00-00 00:00:00
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De famille "protestante"
Le terme « protestant » s'applique à la partie de la chrétienté qui a adopté un ensemble de principes remis en valeur au moment de la Réforme.
Les réformateurs du 16e siècle tels que Luther. Zwingli et Calvin ont soutenu avec force ces principes et doctrines qui les ont fait exclure de l'Église romaine. Le plus important de ces principes est le suivant : les livres qui composent l'Ancien et le Nouveau Testaments constituent l'autorité suprême et la règle infaillible du croyant, lui permettant en toutes circonstances de régir sa foi et sa vie. La Bible est notre seul arbitre, elle détient son autorité de Dieu lui-même et n'a pas besoin d'être « officiellement » interprétée par une hiérarchie ecclésiastique quelconque. S'il y a conflit entre les déclarations d'une dénomination et les affirmations de la Bible, c'est la Bible qui doit l'emporter.
Un autre grand principe de la Réforme, lié au précédent est que chaque croyant a un libre et égal accès à Dieu. La distinction séculaire entre «clergé» et «laïques » relève de la tradition humaine et non de l'enseignement du Nouveau Testament. Ce « sacerdoce universel » signifie que tous les croyants sont égaux devant Dieu et n'ont besoin d'aucun autre intermédiaire que Celui envoyé par Dieu lui-même, à savoir Jésus-Christ. Il existe, certes, des « responsables d'église » dans les Églises issues de la Réforme qui possèdent une formation spécifique et occupent des fonctions de direction. Si leur fonction est d'assurer le bon fonctionnement des communautés, ils ne possèdent pas spirituellement un accès plus direct ou privilégié à la présence de Dieu qu'un autre chrétien.
Autre principe important des protestants : pour les Réformateurs, l'Église est le lieu d'expression collective d'une foi commune et non le moyen pour atteindre le salut. Nous nous réunissons en Église, affirmaient les hommes de la Réforme, non pour être sauvés, mais parce que nous sommes déjà été sauvés à un moment précis (par la nouvelle naissance) par l'œuvre accomplie une fois pour toutes par Jésus-Christ sur la croix. Les « sacrements » ou « ordonnances » du Christ se limitent d'après les protestants au baptême et à la Sainte-Cène (Communion). Ce sont des témoignages visibles et particuliers de la grâce de Dieu déjà reçue mais ces signes ne constituent pas des moyens de salut.
Dans les églises protestantes françaises, assez nombreux sont les fidèles qui viennent de familles sans tradition religieuse particulière ou même de tradition catholique (non-croyante et non-pratiquante dans l'ensemble). Ceux-ci ont trouvé au sein de nos assemblées la façon de vivre une relation personnelle et collective avec Dieu. On comprend dès lors qu'ils se sentent avant tout « chrétiens ». De même que l'étiquette «chrétien», celle de «protestant» représente une réalité doctrinale et sociologique mais l'étiquette à elle seule ne détermine en aucune manière notre sort devant Dieu.